Moscovici défend une vision claire et efficace de l’Europe

Pierre Moscovici a tenu un discours à Sciences Po relatif avec l’événement intitulé « Parlons d’Europe » initié par la Commission en vue d’élargir l’opinion sur l’Union Européenne et de donner la possibilité aux citoyens de discuter avec des représentants européens.

Commissaire européen aux affaires économique et financière à la fiscalité et à l’Union douanière dans la Commission dirigée par Jean-Claude Juncker, Pierre Moscovici entré dans la commission européenne depuis qu’il a été élu au parlement européen en 1994 ensuite en tant que Vice-président du Parlement européen, poste qu’il a occupé entre 2004 et 2007 où il a effectué une campagne pour le « oui » au cours du référendum sur le Traité de la constitution européenne en 2005.

Pour Pierre Moscovici, l’Union Européenne fait face à plusieurs crises. Au niveau économique, l’Union européenne n’a pas achevé le mouvement de convergence comme elle l’avait promis au cours de l’élargissement et elle fait face à une baisse de la croissance et à un taux de chômage en hausse.

Au niveau politique, l’Europe n’arrive pas agir face à la montée des mouvements populistes et eurosceptiques, des groupes qui se créent dans plusieurs pays du continent. Au niveau diplomatique, cette période est définie par le raffermissement des relations entre les pays de l’Est et de l’Ouest accru par la crise des migrants. En plus, vous avez le groupe de Visegràd qui réunit la République tchèque, la Slovaquie, la Hongrie et la Pologne. Des pays ne sont pas d’accord avec les quotas d’accueil des réfugiés exigés par la Commission et par le changement de la directive des travailleurs détachés que propose la Commission pour assurer le principe « un travail égal à un salaire sur un même lieu » comme la règle actuelle est souvent traduite comme une mesure de dumping social européen, car ne propose qu’une seule contrainte qui n’est autre que la rémunération d’un revenu minimum.

A part les trois crises citées, l’Europe est confrontée à une crise migratoire qui a demandé de revoir la question de la mobilité au sein de la zone européenne, les valeurs européennes et la conception de l’identité européenne, un point très critiqué d’une part et d’autre défendu par Angela Merkel qui plaide pour une ouverture de l’Europe.