Minute de silence au Parlement européen à Bruxelles. La France a obtenu mardi le soutien de ses partenaires européens dans sa lutte contre le terrorisme, quatre jours après les attentats de Paris qui ont poussé François Hollande à effectuer un virage diplomatique et sécuritaire pour contrer la menace. /Photo prise le 17 novembre 2015/REUTERS/Pascal Rossignol

Attentats : Paris obtient le soutien de l’Union européenne

François Hollande, le Président français a invité les autres pays européens à le soutenir ce lundi, mettant en avant une « clause de solidarité » des traités.

Après les attentats de Paris qui se sont produits il y’a quatre jours l’Union européenne a voulu afficher sa solidarité avec la France, en lui proposant son soutien « unanime » après sa demande d’assistance militaire, et en montrant de la bienveillance face à de nouveaux glissements financiers. Face au Parlement français présent en Congrès à Versailles, le président François Hollande avait appelé lundi les autres pays européens, alléguant pour la première fois de l’histoire de l’Union une « clause de solidarité » des traités.
« Aujourd’hui, l’UE, par la voix de tous les États membres, a exprimé absolument son plus fort soutien », lui a répliqué mardi la chef de la diplomatie européenne, Federica Mogherini, après une rencontre entre ministres de la Défense des 28 à Bruxelles. Même si aucune décision absolue n’a été choisie, tous les États de l’UE ont donc donné leur accord sur le recours de la France à un article des traités (47.2) qui n’a jamais utilisé.

« Un acte politique de grande ampleur »

Ce « soutien unanime », est « un acte politique de grande ampleur », a apprécié le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, tandis que la France regrette depuis de nombreux mois d’agir trop seule dans ses opérations au Sahel, en Syrie ou en Irak. Il « va nous donner la possibilité maintenant, dans les heures qui viennent, d’organiser les (rencontres) bilatérales indispensables » de la France avec chacun des États membres de l’UE, pour mettre en œuvre l’aide que chacun peut apporter pratiquement, a indiqué le ministre.